Au-delà des bases : Qui a besoin d'une échelle ?

05-01-2014 | Recherche

Un drone prend la photo

Par Chuck Newcombe

En marketing, on appelle les gens comme moi les « adopteurs précoces ». D'habitude, je suis le premier gamin du quartier à avoir le dernier gadget à la mode, mais ces derniers temps c'est devenu un défi. De nos jours, la technologie progresse si vite qu'il est difficile de suivre le rythme.

Un de mes récents achats était un quadricoptère, un drone que je peux faire voler à l'aide d'une application sur mon smartphone. C'est un système impressionnant, à un prix incroyablement bas, environ 300 $.

Chuck et le Quadricoptère

Le système de base a deux caméras : une unité HD dirigée vers l'avant et une unité à plus basse résolution dirigée vers le sol. Les images de ces caméras peuvent être visualisées en temps réel sur l'écran du smartphone, même lorsque vous penchez et inclinez le téléphone pour envoyer les instructions de commande au drone via une connexion WiFi dédiée. Vous pouvez également enregistrer une vidéo de la scène sur le smartphone sous forme de fichier mp4.

Je devais l'essayer

Bien sûr, je devais l'essayer, donc j'ai utilisé ma zone d'essai en intérieur préférée, que vous avez pu voir dans mon article d'octobre 2012.

C'est le grenier d'une ancienne grange qui a été convertie en maison. Ici, on peut me voir mesurer la distance entre le sommet du grenier et le sol, une distance de 6 mètres, à l'aide d'un Télémètre laser Fluke 424D Même pas besoin d'échelle.

Ce vidéoclip montre un de mes premiers vols avec mon « jouet », le quadricoptère, dans ce même grenier. J'ai amené le quadricoptère du sol au sommet, je l'ai promené alentours pour voir les détails qui ne pourraient normalement être vus que depuis une échelle, puis je l'ai ramené au sol pour un atterrissage bien contrôlé.

Avant de me féliciter pour mes compétences en pilotage, laissez-moi vous en expliquer un peu plus sur les capacités de cet hélicoptère impressionnant.

Capacités de l'hélicoptère

Télémètre laser 424D

Outre la liaison de communication WiFi, la technologie inclut un accéléromètre embarqué à trois axes qui, conjugué à un dispositif similaire dans le smartphone, vous permet de contrôler l'attitude, l'orientation et la direction de vol de l'hélicoptère.

Appuyer sur le bouton Décollage sur l'écran de l'application du smartphone active les quatre rotors de l'hélicoptère. L'appareil monte directement jusqu'à 90 centimètres, puis se place en vol stationnaire, dans l'attente de commandes supplémentaires.

À ma guise, je lui ai indiqué de monter, puis, en regardant la scène filmée sur mon téléphone, j'ai fait un panoramique pour montrer le sommet de la grange au bout de la pièce ainsi que le détail de la structure du toit. Lorsque j'ai arrêté de commander, la plateforme de l'appareil est restée en vol stationnaire stable, dans sa dernière position programmée.
J'ai ensuite ramené l'hélicoptère à proximité de sa position de décollage et j'ai appuyé sur le bouton Atterrissage. Comme vous pouvez le voir sur la vidéo, le système embarqué a exécuté un parfait atterrissage en douceur. Ça ne pouvait pas être plus facile !

Qu'en est-il des milieux industriels ?

J'ai testé le quadricoptère pour voir s'il pouvait être utile dans un milieu industriel. La première réponse est, à mon humble avis : « Pas tout à fait ».

Un autre fabricant a installé une caméra GoPRo (nous y reviendrons plus tard). Cet hélicoptère accueille un récepteur GPS et la durée de vie de sa batterie est améliorée, pour un fonctionnement de 30 minutes à environ 32 km/h. Il devrait pouvoir supporter les vents légers sans problème. Cet appareil coûte environ 1 200 $, mais inclut un boîtier de commande radio séparé. Le smartphone sert de moniteur en temps réel pour la sortie caméra. Ce n'est pas ce que j'appellerai un jouet, mais il devient difficile de résister à l'envie d'en acheter un.

Je peux imaginer un tel système transportant une caméra thermique Fluke dans les airs pour réaliser des études d'une toiture chaude, à la recherche de fuites. Bien sûr, cela a déjà été fait à l'aide d'un hélicoptère piloté, bien plus cher, avec à son bord un technicien en imagerie thermique.

On aurait besoin d'une manière de déclencher une capture d'image, et avec une caméra visuelle regardant vers le bas, l'opérateur pourrait se positionner sur les sections du toit à examiner.

Mon quadricoptère ne pouvait pas transporter les caméras Fluke actuelles, mais j'ai trouvé une vidéo d'un hélicoptère à peine plus grand soulevant une charge de 23 kilos, donc je pense qu'on ne tardera pas à voir toutes sortes de charges transportées par ces appareils.

Il y a une certaine incertitude et nervosité quant à l'utilisation de ces appareils en extérieur à moins de 122 mètres (400 pieds). Mon « jouet » est classé (pour le moment) dans la catégorie « moins de deux kilos » (emballage d'expédition inclus), qui est peu susceptible de faire des dégâts ou de blesser quiconque, mais la FAA doit encore définir clairement les limites susceptibles de s'appliquer à son utilisation en extérieur.

Cependant, il est possible de réaliser des inspections visuelles dans des zones en intérieur difficiles à atteindre avec une nacelle. Avec un peu plus de pratique, je pourrais même faire quelque chose de similaire moi-même.

Mon exemple de vidéo du grenier de grange suggère ce type d'application.

Regardez la vidéo