Capture des anomalies de formes d'onde fugitives avec le ScopeMeter® série 190C

05-11-2013 | Oscilloscopes

Regarder une forme d'onde sur l'écran de l'oscilloscope dans l'espoir de voir se produire une pointe de tension aléatoire, et tenter ensuite de figer manuellement l'affichage avant la mise à jour de la prochaine forme d'onde est tout simplement impossible ! Mais comment capturer des pointes de tension aléatoires ? Grâce à la fonction test bon/mauvais trouvée sur le ScopeMeter Fluke série 190C, les formes d'onde furtives sont automatiquement capturées.

Nous allons utiliser le modèle de masque d'impulsion bien connu UIT G703 comme exemple pour démontrer à quel point il est facile de capturer des anomalies de forme d'onde qui sortent du modèle de forme d'onde que vous avez créé.

Le standard G.703

Modèle E1 - G703

Le standard G.703 a été créé à l'origine pour la transmission de la voix et de données sur des réseaux numériques. Il s'agit d'une recommandation UIT (anciennement CCITT) qui est associée au standard PCM. La conversion de la voix analogique en données numériques conformément au standard PCM nécessite une bande passante de 64 Kbit/s (±100 ppm), ce qui correspond à l'unité de base du standard G.703. Après multiplexage, on obtient un débit T1 de 1 544 Mbit/s et un débit E1 de 2 048 Mbit/s.

La recommandation G.703 décrit les caractéristiques électriques des interfaces réseau. Les limites pour un signal de 2 048 Mbit/s sont indiquées dans la Figure 1.

Test de plusieurs voies à l'aide de deux masques différents

Un symétriseur est connecté entre le panneau de répartition et la ligne de transmission coaxiale de manière à faire correspondre les impédances de la ligne symétrique de 120 ohms à une ligne coaxiale de 75 ohms. L'entrée et la sortie du symétriseur disposent chacune de leur propre masque.

Réseau ISDN30

Le ScopeMeter peut donc simultanément effectuer un test « bon/mauvais » à l'aide de masques différents au niveau de l'entrée et de la sortie du symétriseur. Les entrées flottantes et isolées du ScopeMeter Fluke permettent de prendre ces mesures sans risquer d'effectuer des mises à la masse superflues. En outre, les sondes à impédance élevée autorisent la prise de mesures directes sans charger la ligne et sans nécessiter de sonde différentielle externe.

Édition des modèles « bon/mauvais »

Le logiciel FlukeView permet d'exporter une forme d'onde vers un tableur et de l'éditer dans Excel en vue de créer un modèle personnalisé. Vous pouvez créer un modèle de référence pour les tests « bon/mauvais » en enregistrant les formes d'onde de FlukeView au format .csv, puis en les éditant avec de nouvelles valeurs pour chaque point de l'échantillon dans Excel ou Notepad par exemple.

Exemple d'un masque coaxial E1 UIT G.703 édité dans Excel

La forme d'onde de référence doit être une forme d'onde min./max. de 300 points. Dans la Figure 3, la colonne B indique les valeurs minimales du masque (ligne bleue, ou basse, dans le diagramme) et la colonne C, les valeurs maximales du masque (ligne rouge, ou haute, dans le diagramme). Les zones situées à droite et à gauche du modèle d'origine ne sont pas pertinentes pour ce test « bon/mauvais », ce qui signifie que les valeurs minimales et maximales sont déterminées par la taille de l'écran. Une fois le modèle de référence édité, vous pouvez le télécharger vers le ScopeMeter à l'aide du logiciel FlukeView (version 4.1 ou ultérieure).

Un modèle peut être utilisé comme référence pour le tester sur l'Entrée A ou comme référence sur l'Entrée B. Le point de déclenchement doit se situer à 50 % de la pente ascendante de l'impulsion. Pour un positionnement exact, le sommet du symbole de déclenchement doit être aligné sur le niveau 50 % du modèle.

Un modèle bon/mauvais utilisé comme référence sur l'Entrée A

De même, il est possible de procéder à un test « bon/mauvais » sur les deux entrées à l'aide de deux masques différents. Dans ce cas, l'Entrée A contrôle l'entrée du symétriseur à l'aide d'un modèle correspondant à l'impédance d'une ligne de 120 ohms, tandis que l'Entrée B contrôle la sortie du symétriseur à l'aide d'un modèle de 75 ohms.

Conclusion

Le test bon/mauvais accélère le dépannage électronique en identifiant tout événement sortant des valeurs minimales ou maximales indiquées dans le modèle de référence.

Que vous vous occupiez de la maintenance des réseaux de télécommunication ou des systèmes de contrôle industriels, la flexibilité des modèles personnalisés et les indicateurs bon/mauvais font des modèles de la série Fluke 190C d'efficaces résolveurs de problèmes.